L’urbanisme et la concertation publique

Action La réalité Augmentée comme outil de concertation
Type Démonstrateur
Pilote ARTEFACTO / RENNES METROPOLE
Acteurs privés concernés Artefacto : Concepteurs (architectes, urbanistes et leurs concepteurs de contenus 3D). Ils apporteront les bases de données 3D existantes des nouveaux projets notamment.
Acteurs publics concernés Rennes Métropole (mise à disposition d’une partie base de données 3D de la ville)
Modèle économique Mettre à disposition sur les stores existants des applications basées « usage ».Fonctionnement en mode SaaS lors du chargement des données 3D.
Calendrier de mise en œuvre Phase 1 – 2014, pilote : compléter et renforcer les développements existants afin d’intégrer un module d’interaction avec l’utilisateur.

Phase 2 – 2015, déploiement: retours d’expériences sur le démonstrateur et déploiement.

Efforts 28 hommes mois

 

Le contexte

La réalité augmentée doit démontrer aujourd’hui, au-delà de l’effet d’étonnement que cette technologie suscite, qu’il existe de vrais bénéfices pour ses utilisateurs.

Une des orientations majeures concerne le secteur du bâtiment et plus généralement de l’urbanisme afin de donner à voir les projets futurs. La réalité augmentée s’inscrivant alors comme un outil majeur permettant de voir dans son contexte, à l’échelle 1, un bâtiment ou un aménagement urbain à venir en intégrant des paramètres comme l’ensoleillement, l’orientation du projet. Ces informations sont autant d’indications importantes pour le futur occupant ou acquéreur… Les promoteurs se sont d’ailleurs déjà emparés de cette technologie afin de commercialiser leurs futurs projets.

En 2010 Rennes Métropole et Artefacto ont réalisé le premier démonstrateur en réalité augmentée orienté urbanisme afin de présenter le nouveau quartier « La Courrouze » aux habitants. La technologie en était encore à ses débuts, les tablettes n’existaient pas mais l’opération a suscité l’intérêt de nombreux acteurs. Architectes, et promoteurs sont venus découvrir les projets sur le site de la ZAC (Zone d’Aménagement concertée). L’application réalisée permettait de visualiser à l’échelle 1 quelques bâtiments de la ZAC suivant un parcours précis. Les usagers et plus généralement le grand public sont venus en nombre curieux de découvrir ce projet urbain sur une ancienne friche militaire. L’attrait de la réalité augmentée fût également générateur de visite.

Aujourd’hui Artefacto dispose d’une plateforme et d’une application, URBASEE, accessible par tous les concepteurs et permettant de géolocaliser du contenus 3D. Elle permet de proposer la visualisation de bases de données 3D de façon géolocalisée par le biais d’une application dédiée disponible sur les stores (Apple et google), et par le biais d’un back office, interface pour uploader les contenus 3D. Le fonctionnement de l’application est principalement « top down » : les utilisateurs peuvent visualiser des contenus mais ne peuvent pas les enrichir.

Le projet consiste ainsi à renforcer ces 1ers développements et l’expérience « réalité augmentée » par :

  • l’ajout d’éléments interactifs de type « hot spots » sur les bâtiments afin d’en parfaire la découverte,
  • une recherche sur l’ergonomie et les interfaces utilisateurs,
  • une couche applicative bottom up. Elle permettra aux usagers de commenter les projets, visualiser et de renvoyer de l’information enrichie (photo, texte, son principalement).

Les besoins

La concertation vise à associer la population lors d’une prise de décision publique. C’est à la fois un mode d’information, de consultation et de recueil des avis des citoyens concernant des projets structurants pour un territoire.

Or la concertation doit intervenir bien en amont du projet, la décision formalisée n’étant pas encore prise. Les expériences passées nous montrent également que plus la concertation commence tôt et moins il y a de blocages quant à l’acceptation du projet. Il en va de même pour la plupart des projets induisant un changement important.

L’action

Réalité augmentée et concertation ont donc un véritable dénominateur commun : celui de donner à comprendre le projet au citoyen en vue de l’informer et de recueillir son avis. Or les actions de concertation, malgré une volonté politique avérée, peinent à toucher un large public. Les nouvelles technologies doivent permettre de toucher plus largement la population et de façon plus spécifique les plus jeunes. L’avantage c’est que les 15-35 sont les plus gros consommateurs d’applications mobiles. Le Smartphone nécessaire à leurs visualisations étant devenu le prolongement naturel de leur main.

Dans ce contexte, Artefacto propose en partenariat avec Rennes Métropole, la découverte d’un nouveau quartier en utilisant une application permettant de découvrir les nouveaux aménagements dans leur contexte ainsi qu’une information géolocalisée permettant de bien accéder au sens du projet. Par ailleurs l’utilisateur aura la possibilité d’envoyer lui aussi des commentaires géolocalisés sur le projet (textes, photos…).

La technologie permet aujourd’hui de proposer aux concepteurs, professionnels du bâtiment et usagers une visite en réalité augmentée de façon à découvrir un projet en 3D. Il s’agit de voir des modèles 3D géolocalisés, à l’échelle 1, et éclairés de façon dynamique enrichis d’éléments textuels ou photos au besoin.

La maîtrise d’ouvrage pourrait ainsi obtenir un outil cartographique sur lequel l’ensemble des commentaires serait localisés et filtré par thématiques par exemple.

Public cible

Les citoyens de la métropole au sens large avec la possibilité de surcroît d’attirer une population plus jeune souvent moins à l’écoute de la concertation publique.

Modèle économique

Ce projet consiste à réaliser une preuve de concept d’une version concertation d’Urbasee. La structure de l’application, une fois réalisée et testée, permettra d’offrir un produit sur étagère, administrable par les métropoles. Les acheteurs à terme seront les collectivités qui ont obligation de concertation pour chaque projet d’intérêt public. Artefacto fournit alors une prestation de service en intégrant des modèles 3D réalisés par les concepteurs de la ZAC (ou en créant ces modèles si inexistant) et en paramétrant le back office en adéquation avec les modalités de la concertation (sept / octobre 2014).

De cette version prestation de service, la société Artefacto réalisera une version en mode SaaS accessible depuis les stores et utilisables par tous les fournisseurs de contenus 3D (début 2015), avec une intégration à la RA Factory (cf. action prioritaire 2).

Rayonnement

L’application, gratuite, permettra de toucher un large public. Appuyé par des actions de communication locale ce type d’application peut bénéficier d’un attrait certain. En effet, le démonstrateur envisagé aujourd’hui sera l’opportunité de faire faire comprendre les atouts de la RA comme vecteur d’échange auprès des acteurs concernés (professionnels et grand public) et ainsi inciter les politiques à intégrer la RA dans les modalités de la concertation au même titre que des actions de communication plus classiques (type images, films…)

On imagine aisément un lancement sur un support comme Ouest France (ainsi que les supports gratuits de la Métropole) permettant de découvrir un aménagement urbain sur le journal en Réalité Augmentée en invitant les citoyens à donner leur avis en se rendant sur site. L’utilisateur charge l’application depuis son Smartphone et découvre le projet sur support papier (on revalorise ainsi le secteur de la presse papier) et peut se rendre sur site pour découvrir le projet en contexte et à l’échelle 1 et faire des retours sur ce même projet.

Pour avoir déjà pratiqué ce type d’action avec Ouest France pour des évènements sportifs et généré plus de 6000 téléchargements en moins de 3 jours, on peut imaginer que répétées dans la durée, et en encourageant l’utilisateur à donner son avis, l’équipe projet pourra toucher un public large.

Enfin le projet pourrait être déployé auprès de Cap’Com (le réseau de la communication publique et territoriale) afin d’être répliqué dans d’autres territoires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *