MYVOICE

Action RA Santé : My Voice
Type Version 1 : Validation clinique, pré-industrialisation et déploiement FranceVersion 2 : Adaptation, Optimisation– Développement UK
Pilote B<>com
Acteurs privés concernés
  • Voxygen
  • B<>com
  • CHU de Rennes et de Brest pour les tests cliniques
Calendrier de mise en œuvre Juin 2014 : convention entre les acteurs (Voxygen, Bcom, CHU Rennes)Juillet 2014 : Contexte juridique et éthique (définition du cadre)Juillet 2014 : investissements matériels, équipement de 2 Centres (CHU)Aout 2014 : Tests pré-cliniques, panels de patients (Rennes, Brest). Campagne de recueil de patients

Septembre 2014 : Adaptation du protocole d’enregistrement pour un nombre plus important de patients (National), premiers patients

2015 : Fin Validation Clinique – Début Déploiement France

2016 : Production – Commercialisation

Efforts 36 h.m

Proposition de Valeur

 

Mettre à disposition de patients atteints de pathologies de la sphère ORL (SLA, Maladie de Charcot, Cancers..), qui induisent une perte ou une dégradation importante de leur voix à plus ou moins court terme, un système d’enregistrement (captation) et de synthèse vocale : réelle prothèse vocale personnalisée qui leur permettra de continuer à communiquer avec leur voix originale au moyen d’un dispositif de RA (tablette, PC, smartphone, voire de nouveaux périphériques de saisie et synthèse). Il s’agit d’améliorer la performance d’individus qui ont tendance à se refermer sur eux-mêmes dans de telles situations. En effet la perte de « sa voix », entraine des séquelles psychologiques importantes de type renfermement, désocialisation, voire autisme et agressivité.

 

Les pathologies les plus pourvoyeuses de cas sont les cancers ORL et la SLA (potentiellement 100% des patients adressables). Il y a à ce niveau déjà 16 000 patients potentiels en France. De plus, en considérant que 40 % des cas Parkinson et 20 % des AVC avec aphasie sont des patients potentiels, il y a 68 000 patients potentiels chaque année en France.

 

Prévalence Incidence sur la voix
Cancers ORL 50 000 15 000
Sclérose Latérale Amyotrophique 8 000 1 000
Parkinson 100 000 40 000
AVC (avec aphasie) 60 000 12 000
TOTAL 290 000 68 000

Table 1 : Nombre de patients potentiels en France

 

Il n’existe actuellement aucune solution de synthèse personnalisée. Des dispositifs à base de synthèse vocale robotiques ou standard et distribués par des sociétés telles que Dragon ou Protéor (voix catalogue de type serveur vocal, impersonnelles) existent mais sont extrêmement peu acceptées (dans de telles situations pathologiques, l’inadéquation des voix de type serveur vocal est évidente).

 

Le projet met en lumière l’aspect multi-sensoriel de la réalité augmentée.

 

 

Les phases du projet

 

Le temps d’enregistrement est réparti sur plusieurs séances d’1 à 2 heures. Dans la version actuelle (V0), entre et 10h et 15h d’enregistrement par patient supervisées par un technicien expert sont nécessaires. La V2 permettra de réduire le temps d’enregistrement à une unique séance d’2 à 4 heures.

 

Le travail fourni sera à répliquer pour les autres langues pour élargir le marché accessible: anglais (britannique et américain), espagnol, allemand, italien et arabe.

 

Il s’agira par ailleurs de développer un terminal utilisateur avec de forts enjeux sur l’interface : mode d’interaction (clavier souple, saisie intuitive, personnalisation, icônes, contextualisation…), prise en compte la dextérité des utilisateurs et de l’utilisabilité. Des tests utilisateurs importants sont nécessaires.

 

Une étude juridique et réglementaire sera nécessaire pour préciser les responsabilités respectives et les obligations liées (utilisation frauduleuse, éthique médicale, déontologie..). Elle est actuellement en cours et pourrait conduire à des projets de recherche et de développement : sur la sécurité (protection contre l’utilisation frauduleuse) et quant au tatouage numérique du signal audio (Watermarking).

 

 

Modèle économique

 

Il s’appuiera sur la vente de prothèses. Le plan d’affaire prévoit un prix par patients (captation, synthèse, prothèse) d’environ 6 000 à 2 000 € (de 2014 à 2018). La rentabilité est attendue en 2018 (300 patients traités).

 

L’intervention de l’assurance maladie et des mécanismes de prévoyance reste à définir. En particulier, une validation par l’Assurance Maladie et une pré-inscription à la nomenclature pourrait permettre de consacrer le « bénéfice » clinique de cette prothèse, à l’instar des prothèses auditives actuelles. Des éléments probants devraient être apportés lors de la phase de validation clinique qui se déroulera pendant 18 mois.

 

Deux scénarios sont envisageables :

  • Bcom et Voxygen créent ensemble une filiale pour la commercialisation, le support et la maintenance.
  • Licensing à des sociétés de prothèses, telles que Ergonomics SA (Lille)

 

Le développement France seule rentabilise moins vite l’effort financier d’investissement initial nécessaire à l’optimisation du produit et sa validation « clinique », en particulier parce que celle-ci, effectuée en France, est valide pour l’Europe.

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